Comme un lundi : L’heure des mauvais nègres (fr/eng)

Comme un Lundi est un billet à parution irrégulière, écrit dans l’humeur du début de la semaine.
Ceci est pour tous ceux et celles dont l’heure n’a jamais cessé d’être en train de venir, comme un messager en chocolat qui s’enfonce au ralenti dans un désert brûlant sur sa monture qui fond, qui s’approche et diminue en même temps et n’est plus qu’une flaque fumante quand il.elle est enfin à portée de voix. Le.la racisé.e s’est longtemps épuisé.e à préparer ses mots, à déglutiner sa colère, à racler silencieusement sa gorge, à bander ses muscles, affublé.e qu’il.elle était de cette vieille tare de la respectabilité française. Ne pas fâchez les maîtres, remercier à l’infini d’être accueilli.e à la table, comme John Merrick, l’Elephant man, répète en boucle devant les experts qui ne croient pas que cette masse cabossée puisse être un tête qui pense : « Tout le monde a été très gentil avec moi ». Il hurle la même phrase de sa bouche édentée, tourne jusqu’à la nuit dans sa chambre que les vrais hommes ont déserté. (lire la suite en pdf)

Happy Mondays is a sporadically appearing feature written in the mood of the beginning of the week.
This is for all those for whom the fatal hour has never ceased to be on the verge of arriving like a messenger made of chocolate slowly sinking into the sands of a burning desert, astride his/her melting steed, approaching and diminishing all at the same time and in the end no more than a smoking puddle by the time they could actually be heard by anyone . Racialized individuals have long exhausted themselves in the preparation of their words, swallowing back anger, silently clearing their throats, flexing and stretching their muscles, all decked out as they’ve been with that old stain of French respectability. Don’t make the masters angry, keep thanking them for inviting you to the table, the way John Merrick in The Elephant Man endlessly exclaims “Everyone has been so kind to me” to the medical experts who cannot believe such a battered mass could be a thinking head. He howls the same phrase from his toothless mouth, walking circles in his tiny room at night, from which the real men are now absent. (read the whole text with the pdf below)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.